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 En savoir un peu plus sur lenucléaire en France

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Date d'inscription : 17/08/2009
Age : 56
Localisation : belgentier

MessageSujet: En savoir un peu plus sur lenucléaire en France   Jeu 17 Mar - 23:34

Un article complet sur le nucléaire, sommes-nous en sécurité en France !!
Rien n'est certain .......... il faut espérer qu'un jour le développement des énergies propres soit une priorité, que le drame au Japon fasse enfin réagir.
Sans parler des déchets ! Il faut des tragédies pour réagir, c'est fou non ?
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Un débat va être lancé sur le nucléaire en France, un débat qui sert l’actualité mais reconnaissons-le, qui est au faux débat! Penser à une énergie alternative même si elle rapporte moins aux fournisseurs? Vous y croyez sérieusement? L’état français est actionnaire d’Areva à hauteur de 80% et les EPR sont bien trop importants financièrement pour être abandonnés, la France ne cherchera pas d’alternatives viables. Mais qui sait exactement ce qu’il en est du nucléaire en France? Combien de centrales? Combien de réacteurs? Combien d’incidents ces dernières années? Sans parler des scandales dissimulés aussi magnifiquement que les déchets pourtant censés être recyclables, elle est belle l’énergie propre!!!



61 réacteurs nucléaires en France proches de la population et une information aux riverains qui laisse à désirer, l’inquiétude monte en France et que le cours EDF vacille. Le nombre de centrales nucléaires en France (20 en 2010) continue d’augmenter. Le Réacteur Pressurisé Européen (EPR) et ses 1600 mégawatts est en construction sur le site de Flamanville.

20 centrales en exploitation, 61 réacteurs nucléaires
Voici la liste des 61 réacteurs répartis sur les 20 centrales nucléaires françaises, avec le nom de la centrale, la commune d’installation, la puissance de chaque réacteur et son année de mise en service.

Nom Centrale Nucléaire Commune Puissance Mise en service
Fessenheim 1 Fessenheim Fessenheim (Haut-Rhin) 880 MW 1977
Fessenheim 2 Fessenheim Fessenheim (Haut-Rhin) 880 MW 1977
Bugey 2 Bugey Saint-Vulbas (Ain) 910 MW 1978
Bugey 3 Bugey Saint-Vulbas (Ain) 910 MW 1978
Bugey 4 Bugey Saint-Vulbas (Ain) 880 MW 1979
Bugey 5 Bugey Saint-Vulbas (Ain) 880 MW 1979
Tricastin 1 Tricastin Pierrelatte (Drôme) 915 MW 1980
Tricastin 2 Tricastin Pierrelatte (Drôme) 915 MW 1980
Dampierre 1 Dampierre Dampierre (Loiret) 890 MW 1980
Dampierre 2 Dampierre Dampierre (Loiret) 890 MW 1980
Gravelines B1 Gravelines Gravelines (Nord) 910 MW 1980
Gravelines B2 Gravelines Gravelines (Nord) 910 MW 1980
Gravelines B3 Gravelines Gravelines (Nord) 910 MW 1980
Dampierre 3 Dampierre Dampierre (Loiret) 890 MW 1981
Dampierre 4 Dampierre Dampierre (Loiret) 890 MW 1981
Tricastin 3 Tricastin Pierrelatte (Drôme) 915 MW 1981
Tricastin 4 Tricastin Pierrelatte (Drôme) 915 MW 1981
Gravelines B4 Gravelines Gravelines (Nord) 910 MW 1981
Saint-Laurent B1 Saint-Laurent Saint-Laurent (Loir-et-Cher) 915 MW 1981
Saint-Laurent B2 Saint-Laurent Saint-Laurent (Loir-et-Cher) 915 MW 1981
Blayais 1 Blayais Braud-et-Saint-Louis (Gironde) 910 MW 1981
Blayais 2 Blayais Braud-et-Saint-Louis (Gironde) 910 MW 1982
Chinon B1 Chinon Avoine (Indre-et-Loire) 905 MW 1982
Chinon B2 Chinon Avoine (Indre-et-Loire) 905 MW 1983
Blayais 3 Blayais Braud-et-Saint-Louis (Gironde) 910 MW 1983
Blayais 4 Blayais Braud-et-Saint-Louis (Gironde) 910 MW 1983
Cruas 1 Cruas Cruas (Ardèche) 915 MW 1983
Cruas 2 Cruas Cruas (Ardèche) 915 MW 1984
Paluel 1 Paluel Paluel (Seine-Maritime) 1330 MW 1984
Paluel 2 Paluel Paluel (Seine-Maritime) 1330 MW 1984
Cruas 3 Cruas Cruas (Ardèche) 915 MW 1984
Cruas 4 Cruas Cruas (Ardèche) 915 MW 1984
Gravelines B5 Gravelines Gravelines (Nord) 910 MW 1984
Flamanville 1 Flamanville Flamanville (Manche) 1330 MW 1985
Gravelines B6 Gravelines Gravelines (Nord) 910 MW 1985
Paluel 3 Paluel Paluel (Seine-Maritime) 1330 MW 1985
Saint-Alban 1 Saint-Alban Saint-Alban (Isère) 1335 MW 1985
Cattenom 1 Cattenom Cattenom (Moselle) 1300 MW 1986
Saint-Alban 2 Saint-Alban Saint-Alban (Isère) 1335 MW 1986
Chinon B3 Chinon Chinon (Indre-et-Loire) 905 MW 1986
Flamanville 2 Flamanville Flamanville (Manche) 1330 MW 1986
Paluel 4 Paluel Paluel (Seine-Maritime) 1330 MW 1986
Superphénix Creys-Malville Creys-Malville (Isère) 1200 MW 1986 (arrêtée)
Belleville 1 Belleville Belleville (Cher) 1310 MW 1987
Cattenom 2 Cattenom Cattenom (Moselle) 1300 MW 1987
Belleville 2 Belleville Belleville (Cher) 1310 MW 1988
Chinon B4 Chinon Avoine (Indre-et-Loire) 905 MW 1987
Nogent 1 Nogent Nogent (Aube) 1310 MW 1987
Nogent 2 Nogent Nogent (Aube) 1310 MW 1988
Cattenom 3 Cattenom Cattenom (Moselle) 1300 MW 1990
Golfech 1 Golfech Golfech (Tarn-et-Garonne) 1310 MW 1990
Penly 1 Penly Dieppe (Seine-Maritime) 1330 MW 1990
Cattenom 4 Cattenom Cattenom (Moselle) 1300 MW 1991
Penly 2 Penly Dieppe (Seine-Maritime) 1330 MW 1992
Golfech 2 Golfech Golfech (Tarn-et-Garonne) 1310 MW 1993
Chooz B1 Chooz Chooz (Ardennes) 1450 MW 1996
Chooz B2 Chooz Chooz (Ardennes) 1450 MW 1997
Civaux 1 Civaux Civaux (Vienne) 1495 MW 1997
Civaux 2 Civaux Civaux (Vienne) 1495 MW 1999
Flamanville 3 Flamanville Flamanville (Manche) 1600 MW 2014 (prévision)
Penly 3 Penly Dieppe (Seine-Maritime) 1600 MW 2017 (prévision)
Liste des incidents, accidents et délits (II)


Années 1990


Dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999, une tempête mémorable frappa l’Ouest de l’Europe. L’arrêt d’urgence du réacteur de la centrale nucléaire de Blaye en Gironde en France a été imposé après que tous les systèmes de sécurité aient été inondés, les digues de protection n’ayant pas résisté à la tempête.

Le 30 septembre 1999 à Tokai-Mura au Japon, suite à une mauvaise manipulation, 16.6 kg d’uranium contaminent une cuve de décantation et provoquent un effet Cerenkov intense conduisant à une réaction critique. Cet accident de Niveau 4 sur l’échelle INES exposa plus de 600 riverains et 49 employés à des gaz radioactifs. Deux ouvriers y laisseront leur vie. Après enquête on découvrit que les installations n’avaient pas été inspectées depuis 27 ans !

Le 25 mai 1998, une usine espagnole fit accidentellement fondre une capsule radioactive dans ses hauts-fourneaux. L’incident passe inaperçu. Le 9 juin, le gouvernement Suisse annonça que les détecteurs placés sur son territoire avait mesuré un taux de radioactivité mille fois supérieur au niveau normal, dépassant localement 1 Bq/m3. La source était inconnue. La France, l’Allemagne et l’Italie ont confirmé ces mesures. Le lendemain, une fabrique d’acier proche d’Algeciras en Espagne signala à l’Agence Espagnole de Sécurité Nucléaire que des fuites radioactives avaient été détectées dans l’un des systèmes de filtration de ses hauts-fourneaux. L’agence n’avait toutefois pas observé une élévation du niveau des radiations sur ses appareils de mesure.


Dispersion de la concentration du Cs-137 relevée sur une période de 7 jours début juin 1998. Ces mesures ont permis d’identifié l’usine espagnole à l’origine de cette pollution accidentelle. Un air de déjà vu… Document LLNL.

Le 12 juin, la source d’émission est identifée comme étant un appareil de radiothérapie médical contenant une source de Césium-137 qui apparemment avait fondu dans les hauts-fourneaux de la fabrique d’acier récupérant les déchets métalliques. La quantité de césium et la durée du processus n’ont jamais été connus mais on estime que l’incident s’est produit durant la dernière semaine de mai 1998.

Le 12 juin, l’AIEA annonçait officiellement l’incident et spéculait sur son éventuelle relation avec les niveaux élevés de césium-137 détectés en Europe fin mai et début juin 1998.

Des simulations ont été réalisées par le National Atmospheric Release Advisory Capability du LLNL (NARAC) sur base des concentrations de césium et des courants atmosphériques et ont permis d’identifier le lieu exact d’émission de césium. Il en ressort que l’usine libéra au total 1850 GBq de césium-137 (50 curies), une valeur plus favorable que celle estimée par le gouvernement Espagnol (296-2960 GBq, 8-80 curies).

Selon le NARAC, l’incident libéra trop peu de radionucléides pour produire un effet mesurable sur la santé. Toutefois, le fait que le NARAC ait pu tracer de si faibles quantités de polluants à de si grandes distances démontre à quel point un accident peut affecter de vaste zones géographiques et une grande population. Grâce en quelque sorte à cet incident, l’ARAC a pu améliorer ses modèles et les appliquer à plus grandes échelles.

Le 12 mai 1998, peu après la mise en service du réacteur de nouvelle génération à la centrale de Civaux-1, situé dans la Vienne en France, la canalisation du réfigérant s’est rompue. Nous sommes passés très près d’un accident majeur. Il a fallut 53 jours pour remettre le réacteur dans son état de fonctionnement normal.

Le 25 octobre 1992, à Snovosi Bor, situé près de St Pétersbourg en Russie, un tube de force du réacteur RBMK N° 3 se ferme, détruisant l’élément de combustible et le tube de force.

En 1992, un accident dans un accélérateur linéaire de 15 MeV à Hanoi, USA, coûta la main et quelques doigts à un directeur de recherches.

En 1991, un travailleur bélarus fut exposé à du cobalt-60 après avoir détourné plusieurs mesures de sécurité. Il mourut 113 jours plus tard.

En 1991, un travailleur du Maryland, USA, ignorant les règles de sécurité fut exposé à une dose de 50 Gy (50 J/kg) émis par un accélérateur linéaire de 3 MeV. Il sera amputé de quatre doigts.


En 1990, un travailleur israélien fut exposé à du coblat-60 suite à la défaillance d’une alarme. Il mourut 36 jours plus tard.


Années 1980
En 1989, un incendie se déclara à la centrale de Vandellos en Espagne.

En février 1989, trois travailleurs du El Salvador furent brûlés par radiation après avoir été exposés à du cobalt-60. Aucun d’eux n’avait reçu de formation pour travauller sur cet équipement vendu par la société Atomic Energy of Canada Ltd. L’un de travailleurs mourut et les deux autres seront amputés de leurs bras

En juin 1988 une capsule de cesium-137 radioactif contamina un bâtiment à Decatur en Georgie, USA. L’incident fut maîtrisé mais deux ou trois travailleurs transportèrent par inadvertance les déchets radioactifs dans leur voiture et leur habitation.

En 1988, quelque 70000 cartons de lait, solutions pour lentilles de contact et d’autres containers furent expédiés par une société américaine après avoir été éclaboussés par de l’eau radioactive. On estime qu’environ 1% des containers contaminés furent récupérés. La décontamination coûta plus de 30 millions de dollars à la population, après quoi le gouvernement reconnut que « la santé publique et la sécurité auraient été compromis« .

En 1988, la NRC cita plus de 30 violations des règles de sécurité du chef de Martin Welt, président de la société américaine Radiation Technology International (RTI) et de son ingénieur William Jouris. Ils avaient notamment jeté des déchets radioactifs dans une poubelle ordinaire, rédigé des fausses déclaration en violation avec la Loi sur l’Energie Atomique, accusé de conspiration et fraude à l’encontre de la NRC, etc. Ils seront également condamnés pour obstruction à la justice. Jouris bénéficia d’une liberté surveillée mais Welt sera condamné à 2 ans de prison plus une année de liberté surveillée et au paiment de 50000 dollars d’amende.

En 1987, l’ICRP nous rappelle dans ses « Annals of ICRP » (ICRP Publication 86, 30, N°3, 2000) qu’une source scellée de Chlorure de Césium-137 utilisée en radiothérapie abandonnée sur un site en cours de destruction fut piratée à Goiania, au Brésil pour récupérer le métal. Le produit radioactif (51 TBq) produisait une lumière bleue et fut distribué aux proches, contaminant 249 personnes et tuant 4 civils. Une superficie de 67 km2 a été contaminée et 42 habitations durent être décontaminées. L’ensemble de la population locale fit l’objet d’un suivi médical et psychologique.

Le 3 octobre 1986, à 770 km des Bermudes, un feu suivi d’un court-circuit du système primaire se déclenche à bord du sous-marin stratégique russe K-219 de classe Yankee I, tuant au moins quatre membres d’équipage. Ce sous-marin contenait 16 missiles nucléaires et deux réacteurs atomiques. Un marin se sacrifia pour couper manuellement le réacteur. Le Président Mikhail Gorbatchev avertit le Président Ronald Reagan en privé avant de reconnaître publiquement l’accident le 4 octobre. Deux jours plus tard, le sous-marin coula dans la mer des Sargasses par 5500 m de profondeur. Les réacteurs nucléaires n’ont pas été récupérés.

En juin 1986, deux responsables de la société International Neutronics de Palo Alto en Californie furent condamnés pour fraude et conspiration dans une affaire de pollution où 2274 litres d’eau furent contaminés avec du cobalt-60 radioactif. Ils demandèrent également aux travailleurs de falsifier leur dosimètre et postposèrent une inspection de la NRC concernant les aliments et produits chimiques irradiés. Le vice président de la société, Eugene O’Sullivan était un ancien membre de la Commission de l’Energie Atomique américaine et fut également condamné pour les mêmes motifs. Le nettoyage et le transport des déchets vers un site de retraitement coûta 2 millions de dollars aux contribuables.

Salle de commande de l’un des réacteurs de Tchernobyl en production, probablement le N°3, dans les années 1990. Document AP.

Le 4 mai 1986 un réacteur expérimental de 300 MW (THTR-300) situé à Hamm-Uentrop en Allemagne libéra de la radioactivité suite à une action visant à dégager une conduite d’alimentation de fuel obstruée. Les manipulations endommagèrent la conduite, libérant des gaz jusqu’à 2 km de distance.

Le 26 avril 1986 à 1h23 du matin, heure locale, au cours d’un test et suite à de nombreuses erreurs humaines, le réacteur N°.4 de la centrale de Tchernobyl s’emballe et explose, provoquant un incendie qui dura 10 jours, libérant un nuage radioactif dans l’atmosphère. Entraîné vers le Nord et puis vers l’Ouest, le nuage contaminera 40% de la superficie de l’Europe et tua en l’espace de 20 ans des centaines de milliers de personnes des suites du cancer qu’elles contractèrent au contact des poussières radioactives. L’accident de Tchernobyl est classé comme accident majeur de Niveau 7, le plus grave dans l’histoire du nucléaire civil. Le coût d’installation du deuxième sarcophage en 2010 a été estimé entre 768 millions et 1 milliard de dollars à charge des Européens et des Américains.

Le 6 janvier 1986, à la centrale de retrairement de Kerr-McGee en Oklahoma, un cylindre d’hexafluoride d’uranium éclata suite à un chauffage inapproprié. L’accident tua un travailleur et blessa 30 employés.

En 1982, un travailleur norvégien reçut une dose de 10 Sv de cobalt-60 en essayant de débloquer un tapis-roulant. Il mourut 13 jours plus tard.

En 1981, un incendie se déclenche dans un silo au centre de retraitement de La Hague en France et provoque un incident de Niveau 3. Il suivit un accident de Niveau 4 survenu en 1980 à Saint-Laurent-des-Eaux en France.

Années 1970
Le 28 mars 1979, la centrale américaine de Three Mile Island installée le long de la rivière Susquehanna, près de Harrisburg, en Pennsylvanie, connut un accident de Niveau 5 avec la fusion partielle du réacteur N° 2. Douze membres du personnel et environ 2000 civils seront très faiblement contaminés. Deux réacteurs sont aujourd’hui fermés. La centrale produit encore 816 MWe.

La centrale de Three Mile Island aujourd’hui. Document Ohio Citizen.

En 1979, une fuite se produit dans la centrale nucléaire d’American Atomics’ Tucson. Elle contamina la nourriture d’une école publique proche par du tritium radioactif. C’est un accident de Niveau 5.

En 1979 à Hawaii, une fuite d’eau radioactive contamina un plafond et la pelouse du centre de recherche à Fort Armstrong. 45 tonnes d’acier, 80m3 de béton et 330 m3 de terre furent enlevés et déposés au centre de retraitement de Hanford.


Le site sera fermé en 1980 et le coblat-60 restant fut expédié à l’Université d’Hawaii. Les contribuables ont payé 500000$ pour la décontamination.

En 1977, dans le centre de retraitement de Radiation Technology International (RTI) dirigé par Martin Welt, à Rockaway dans le New Jersey, Michael Pierson fut exposé à une dose de 200 à 300 rems (2-3 Sv) suite à la défaillance d’un système de protection destiné à protéger les travailleurs contre le cobalt-60. La compagnie sera citée par la NRC pour avoir sciemment désactivé le système de sécurité.

En 1976, dans le centre de retraitement de Radiation Technology International (RTI) dirigé par Martin Welt, un feu se déclencha près d’un stock de cobalt, libérant des produits chimiques dans une piscine qui provoqua la corrosion des barres de cobalt et entraîna des fuites radioactives dans la région. Le béton situé autour de la piscine ainsi que les sanitaires furent contaminés et furent transportés dans un centre de retraitement. La quantité de radiation libérée dans le système d’égouts n’a jamais été déterminé.

En 1975, un travailleur italien fut exposé à du cobalt-60 en refusant de se soumettre à tous les systèmes de contrôle, montant sur un tapis-roulant pour entrer dans une salle de radiation. Il mourut 12 jours plus tard.

En 1974, le directeur William McKimm travaillant dans une société manipulant du cobalt-60 à Parsippany, dans le New Jersey, fut exposé à une dose presque fatale de 400 rems (4 Sv) pendant qu’il stérilisait du matériel médical. Il fut blessé et resta à l’hôpital durant un mois.

Etc, etc., la liste des incidents est longue. Rappelons toutefois pour terminer deux évènements plus anciens qui ont marqué leur époque et parfois modifié la politique nucléaire.


Années 1960 et antérieures
Entre 1950 et 1963, l’Angleterre connut plusieurs incidents avec ses piles à combustible ou ses centrales et, comme beaucoup de pays, elle déversa des fûts de déchets radioactifs en haute mer, notamment dans les eaux de la Mer du Nord. Aujourd’hui la plupart de ces fûts métalliques sont rouillés et dans quelques années la radioactivité pourrait se propager dans la mer. D’autres fûts ont été déversés dans toutes les eaux du monde. Personne ne les contrôle car on estime que le volume d’eau offre un écran biologique suffisant et dissipera la radioactivité. Toutefois tous les Etats nucléarisés ont reconnu que ces déversements en mer devaient cesser et que les déchets devaient être vitrifiés et enfouis sous terre.

Entre 1948 et 1956 les rejets de déchets nucléaires directement dans la rivière Techa bordant le complexe russe de Mayak (situé près de la frontière nord du Kazakhstan, à 3500 km de Bruxelles) et les fuites radioactives du complexe ont exposé 124000 habitants à des doses moyennes et élevées de radiations ionisantes.

En 1957, l’un des systèmes de refroidissement du complexe de Mayak explosa, libérant dans l’atmosphère la moitié de la radioactivité qui s’échappa de Tchernobyl, l’équivalant de 10 fois l’explosion d’Hiroshima ! Certains habitants purent être évacués mais la plupart succombèrent suite à la radioactivité. Selon des résidents, pratiquement chaque semaine un habitant mourrait de cancer ! On estime qu’il y eu 272000 victimes ! Pour autant la Russie n’a pas appris la leçon.
Source: populaires.fr

Mais peut être ces centrales sont-elles très fiables, propres et aussi sures que la batterie de votre téléphone mobile? Aïe, je crois que là encore, nous pouvons être déçus, au niveau sécurité, c’est un peu foireux… 1000 « incidents » en 2010, les autres années n’ayant pas été des plus reluisantes non plus, c’est clair, on peut s’inquiéter!

PARIS (Reuters) – Le nombre d’incidents et d’anomalies sur des centrales nucléaires en France a doublé en dix ans et on en a recensé plus de 1.000 en 2010, selon un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) cité mercredi par Europe 1.

Le rapport, que la radio dit avoir « en partie » consulté, doit être présenté à l’Assemblée nationale en avril.

L’échelle internationale des risques nucléaires compte sept niveaux. Selon l’ASN, l’accident en cours dans la centrale japonaise de Fukushima a atteint le niveau 6.

En France, plus de 1.000 incidents ont été recensés l’année dernière, pour la majeure partie sans importance. Seuls trois incidents de niveau 2 ont été recensés, mettant en cause des défaillances importantes des systèmes de sécurité », peut-on lire sur le site internet d’Europe 1.

Ce niveau de gravité « peut s’apparenter à une contamination importante ou encore à une surexposition d’un travailleur », ajoute la radio.

L’alerte au Japon suscite un débat sur la politique énergétique de la France, pays le plus nucléarisé au monde après les Etats-Unis avec 19 centrales et 58 réacteurs, et qui compte deux géants mondiaux du secteur, le constructeur de réacteurs Areva et l’électricien EDF.

Le gouvernement a annoncé mardi qu’il allait procéder à un contrôle des mesures de sécurité de toutes les centrales.

Source: lepoint.fr
Enfin, pour satisfaire les plus curieux, je vous propose une page très intéressante qui pourra peut être répondre à certaines de vos questions:

Article envoyé par un de nos lecteurs, Merci à David D. Vous pouvez participer à Danger-Sante.org en envoyant vos articles/documents à

Au niveau microscopique, l’énergie nucléaire est l’énergie associée à la force de cohésion des nucléons, la force nucléaire forte (protons et neutrons) au sein du noyau des atomes. Les transformations du noyau libérant cette énergie sont appelées réactions nucléaires.

Au niveau macroscopique, l’énergie nucléaire correspond, d’une part à l’énergie libérée par les réactions de fusion nucléaire au sein des étoiles, d’autre part aux usages civils et militaires de l’énergie libérée lors des réactions de fission ou de fusion du noyau atomique.

Une sécurité nucléaire totale est-elle possible aujourd’hui ?
Aucune installation nucléaire n’est à l’abri, tôt ou tard, d’une erreur humaine, d’un acte de malveillance, d’un événement climatique ou d’une défaillance technique.

De nombreux risques nucléaire ont été mal pris en compte :
Protection insuffisante en cas d’attentat
Surchauffe en période de canicule
Risques sismiques, sous-estimés sur certains sites.

La sécurité nucléaire doit être assurée :
Au niveau des réacteurs
Lors du retraitement
Lors de la fabrication du combustible
Lors des transports de matières nucléaires.


En cas d’accidents nucléaires majeurs, que se passerait-il ?
Dans un pays aussi peuplé que la France, un accident nucléaire majeur aurait des conséquences dramatiques.
Des conséquences dramatiques : décès, handicaps et maladies, perte de millions d’hectares de sols contaminés pour des siècles…

Pour le cas de la France, si elle devenait la cible d’attaques terroristes ?
Avec ses 58 réacteurs, la France détient le record du pays le plus nucléarisé au monde par rapport au nombre d’habitants.
Si une centrale nucléaire est percutée par un avion gros porteur, cela entrainerait des conséquences catastrophiques, plus important que Tchernobyl.
En France, les centrales nucléaires n’ont pas été prévues pour résister à l’impact d’un avion de ligne selon plusieurs sources.
De toutes les installations nucléaires françaises, c’est probablement l’usine de retraitement de La Hague qui représente le plus grand danger, on y trouve la plus importante concentration mondiale en substances radioactives.

Un grave incident nucléaire en Suède, le 25 Juillet 2006
L’Europe est passée à deux doigts de la catastrophe nucléaire le 25 juillet 2006 à cause d’un court-circuit qui a provoqué le black-out d’un réacteur à Forsmark en Suède. Selon un ancien responsable de cette centrale, “C’est l’événement le plus dangereux depuis Harrisburg et Tchernobyl”.

On pourra toujours nous raconter que cela ne peut pas arriver aux réacteurs français parce que leur conception est différente mais c’est un court-circuit hors du réacteur qui a mis à genoux le réacteur suédois.

EDF et la DGSNR (Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection) doivent impérativement démontrer que ce risque n’existe pas en France. Jusqu’à preuve du contraire, l’accident majeur nucléaire est possible en France en raison d’un court-circuit sur le réseau électrique. En attendant, les 58 réacteurs nucléaires français doivent être inspectés minutieusement pour déterminer s’il y a, oui ou non, un tel défaut générique.

La technologie nucléaire est extrêmement fragile par essence parce qu’elle met en œuvre une infinité de procédés plus complexes les uns que les autres, rendant les sources d’accidents multiples et imprévisibles.

La crise nucléaire de Forsmark montre clairement que les réacteurs russes RBMK ne sont pas les seuls à être dangereux mais que, bien au contraire, tous les réacteurs nucléaires sont menaçants même s’ils sont construits par une des nations les plus développées au monde, la Suède. Le nucléaire nous fait prendre des risques ahurissants sans pouvoir assurer notre sécurité.

Simulation d’accident nucléaire à l’Ile-Longue : une mascarade et des questions fondamentales restent sans réponse

L’organisation le 29 avril par les autorités d’une simulation d’accident nucléaire à la base des sous-marins nucléaires de l’Ile-Longue est une véritable mascarade : les simulations d’accident nucléaire, de même que les distributions de pastilles d’iode, sont seulement destinées à faire accepter à la population l’éventualité pourtant intolérable d’une catastrophe nucléaire.

Avec ces exercices ridicules, les autorités reconnaissent néanmoins que le pire est possible. Il peut s’agir d’un drame accidentel ou causé par un acte terroriste, les deux pouvant occasionner un drame équivalent à Tchernobyl.

Les simulations n’apportent pas de réponses à des questions pourtant fondamentales :
- En cas d’accident nucléaire en France, que faire des millions d’habitants de la région ? Comment évacuer des millions de personnes ? Où les évacuer ? Pour combien de temps ?

- Le périmètre de quelques kilomètres concerné par les exercices officiels et les distributions de pastilles d’iode est proprement ridicule : le nuage radioactif de Tchernobyl a touché toute l’Europe !

- à Tchernobyl, 600 000 liquidateurs se sont sacrifiés pour stopper la catastrophe. Qui ira si une catastrophe nucléaire se produit en France ?
21 ans après la catastrophe de Tchernobyl, des zones entières sont évacuées pour des siècles, et des millions de personnes vivent toujours dans des zones contaminées, où la situation continue de s’aggraver: nourriture contaminée par le Césium, des milliers d’enfants touchés par des maladies de personnes âgées (cœur, foie, rhumatismes, etc.)…

Le nucléaire est un risque incomparable à tous les autres. La seule façon de se protéger contre ce risque est de fermer au plus vite toutes les installations nucléaires, et non d’organiser de dérisoires simulations et distributions de pastilles d’iode. Source : Réseau sortir du nucléaire

Centrale nucléaire de Fessenheim : trop, c’est trop.

Le 18 mars 2008 marque les 30 ans de fonctionnement du réacteur n°2 (*)

Ce mardi 18 mars 2008, il y a trente ans, le second réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim était mis en service. Conçu initialement pour durer une vingtaine d’années, selon les dires des ingénieurs de l’époque, ce réacteur et son “frère” n’auraient jamais dû être construits :

- installés en contrebas du Grand Canal d’Alsace, les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim sont exposés au risque de rupture brutale de la digue. Et le refus obstiné d’EDF d’envisager une telle possibilité ne réduira certainement pas le danger….

- implantée sur une faille sismique active, la centrale de Fessenheim ne résisterait pas à un séisme identique à celui qui a ravagé la ville de Bâle en 1356 : le Réseau “Sortir du nucléaire” a rendu public en juin 2003 des documents confidentiels, issus d’EDF, qui montraient que l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) contestait formellement les calculs d’EDF. Plus récemment, une nouvelle expertise suisse a montré que ce sont les fondements mêmes de l’étude originale qui devraient être revus.

Après 30 ans de service, interrompus par des incidents à répétition, après des centaines de millions d’euros dépensés en réparations et maintenances diverses, le bilan de ce réacteur est particulièrement éloquent :

- les deux dernières années, pendant lesquelles ce réacteur n’aura été disponible qu’à peine sept mois par an, figurent parmi les huit plus mauvaises années de fonctionnement depuis 30 ans.

- en 2007, le réacteur n°2 a dû être arrêté du 18 octobre au 30 décembre 2007, pour rechargement de combustible, mais aussi pour “plus de 6000 activités de contrôle et de maintenance” (dixit EDF), activités qui ont généré pas moins de 5 incidents et 7 cas de contamination radioactive sur les travailleurs impliqués dans ces opérations.

- début 2008, après deux mois et demi de travaux de maintenance, une fixation de tuyauterie a lâché à peine une semaine après le redémarrage : 5 jours d’arrêt et un nouvel incident lors du redémarrage du réacteur.

- depuis le 18 février, le réacteur est à nouveau à l’arrêt à cause d’une fuite radioactive du circuit primaire …

Sur deux mois et demi en 2008, le réacteur n°2 aura fonctionné moins de la moitié du temps, avec un manque à gagner de l’ordre de 160 000 euros par jour de panne : depuis le 1er janvier, ce sont déjà plus de cinq millions d’euros qui ont été perdus.

Quel que soit l’acharnement d’EDF à prolonger ce réacteur au-delà de toute logique technique ou financière, il est temps de se rendre à l’évidence : après trente ans de pannes et d’incidents divers, le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim est arrivé au-delà de ses limites. Dangereux par nature, un réacteur nucléaire l’est encore plus lorsqu’il est vieillissant.

Il est bien dommage qu’EDF et les autorités françaises ne saisissent pas la date cruciale du 18 mars 2008 pour fermer définitivement cette centrale. Si le pire se produit, les “responsables” seront totalement coupables. (*) Cf http://www.asn.fr/sections/infos-locales/division-strasbourg/centrale-fessenheim – Source : Réseau Sortir du Nucléaire

Les records de consommation d’électricité consacrent l’échec de l’option nucléaire française

Malgré la nécessité d’économiser l’énergie, la France vient une nouvelle fois de battre son record de consommation d’électricité avec une puissance appelée de 88,9 GW à 19h, lundi 17 décembre et de 88,2 GW, mardi 18 décembre à 19h. Pourtant, si les températures sont fraîches, elles ne sont pas extrêmes. Alors comment expliquer une telle consommation qui contraint la France à importer de l’électricité ?

Cette situation est la conséquence directe du « tout nucléaire » imposé en France depuis trente ans : pour légitimer la construction de 58 réacteurs, EDF et l’Etat ont mis en place le plus grand parc de chauffage électrique d’Europe [1], qui entraîne une surconsommation d’électricité et qui, par ailleurs, est un mode de chauffage ruineux pour les consommateurs. Le chauffage électrique qui obère le pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres est d’ailleurs interdit au Danemark dans toutes les constructions neuves.

Le nucléaire, dont la production manque de souplesse, est incapable de répondre aux pointes de consommation dont il est pourtant responsable. De fait, quand il fait froid comme actuellement, il faut faire fonctionner des centrales au charbon et au fioul fortement émettrices de CO2, mais aussi importer au tarif fort de l’électricité depuis les pays voisins. Mais ces derniers pourront-ils toujours fournir l’électricité manquante à la France ? La France n’est-elle pas sous la menace d’une pénurie d’électricité en cas de nouvelles baisses de la température et/ou d’indisponibilité de moyens de production ?

Or, il est possible de sortir rapidement de cette impasse énergétique. Selon l’étude sur des sorties du nucléaire en 5 ou 10 ans publiée par le Réseau « Sortir du nucléaire » [2], une campagne vigoureuse d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables sur 5 ans pourrait diminuer la consommation électrique de la France de 20 %. Pour cela, il faudrait lancer un programme d’isolation du bâti ancien et remplacer les équipements les plus gourmands en énergie (électroménager et éclairage) par des appareils sobres. Il faudrait aussi remplacer le chauffage électrique et les chauffe-eau électriques par des installations de chauffage utilisant la biomasse (bois, résidus de récolte, déchets organiques) et par des panneaux solaires thermiques.

Economies d’énergie et énergies renouvelables permettraient à la France d’améliorer réellement son indépendance énergétique et diminueraient sensiblement sa facture énergétique. Ces programmes créeraient en outre beaucoup plus d’emplois que la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville, un investissement inutile et dangereux.

Il est plus que temps de changer notre manière de produire et de consommer l’énergie pour éviter ces pics de consommation et les risques de pénurie.
Source : Réseau Sortir du nucléaire

Vente de nucléaire à la Libye et humanitaire ?

Les marchés envisagés avec la Libye hier dévoilent les véritables intentions du Président de la République. Les raisons humanitaires ou les droits de l’Homme ont bon dos.

Les réseaux de ceux qui veulent vendre du nucléaire français partout dans le monde, à n’importe quel régime, et à n’importe quel prix ont agi avec un cynisme sans limite. La précipitation avec laquelle les choses se sont conclues démontrent bien que cette “affaire” politico-commerciale a été envisagée, voire négociée, bien avant la libération des infirmières.

Et comme d’habitude, on va nous expliquer qu’il n’y aucun risque de passage du nucléaire civil vers le nucléaire militaire. En ce sens, la France joue avec le feu en se faisant, dans le monde, l’agent commercial sans scrupule du nucléaire. La Libye a beau être ré-integrée dans le “concert des nations”, elle n’en reste pas moins un régime non démocratique.
Source :Yann Wehrling, Porte parole national des Verts

Des sites web avec de nombreuses informations sur le nucléaire :
http://nucleaire-nonmerci.net/
http://www.sortirdunucleaire.org/
http://www.sfen.org/
Source: danger-sante.org

lesmoutonsenragés

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